Samedi 6 novembre au matin la ToFaMobile monte les routes qui conduisent au pied du volcan côté sud. Le côté sud de l’Etna est équipé d’une station de téléphérique pour monter à mi-chemin et de
bus navette qui roulent jusqu'à la base des cratères principaux. Nous nous arrêtons un kilomètre avant la station et discutons avec un couple de randonneurs italiens qui nous informent que le
sentier qui part d’où nous sommes conduit à de plus beau paysages que la voie principale. Nous décidons de les suivre et après 1h de marche nous arrivons sur une magnifique vue d’une ancienne
coulée de lave avec au loin la fumée du cratère principal.
Après un quart d’heure sur place, une gorgée d’eau et un biscuit, nous repartons motivé par l’envie de voir l’intérieur d’un cratère vers la partie haute de la station. Le
chemin est long et pénible mais nous arrivons finalement après 2h « d’escalades » et non plus de simple marche à la station. Affamés, nous y mangeons un morceau pour repartir à pied
vers 15h dans la direction des cratères actifs. Après un nombre incroyable de pauses nous arrivons en haut et découvrons enfin l’intérieur de l’un des cratères.
Le cratère principal paraissant relativement proche nous trouvons quand même le courage de prendre sa direction mais très vite nous réalisons qu’il n’y pas d’accès facile et
que c’est même très dangereux, nous repartons.
Le vent souffle, la nuit tombe, nous sommes exténués mais à 18h45 nous retrouvons tout de même notre voiture.
Nous nous couchons à 20h sur une air d’autoroute en direction d’ Agrigento et nous nous réveillons à 8h, le confort avait beau ne pas être optimal, vu notre état de fatigue nous avons passé une
très bonne nuit. En plein forme au réveil, réglage des freins et du frein à main, qui par les 3500 kilomètres qu’ils ont vu passer depuis le départ, n’étaient plus optimum. On
doit maintenant vous laisser, Agrigento et sa vallée des temples se rapprochent !
Naples étant sur le chemin nous nous sommes dit pourquoi pas. Arrivé là-bas, la ville étant tout aussi bondée que Rome mais bien moins accueillante, les déchets y sont toujours un problème, nous
n’avons fait que la traverser.
Nous sommes repartis direction Reggio di Calabria pour prendre un ferry au port de Villa San Giovanni vers Messina en Sicile. Après 150Km, il est passé minuit, nous sortons de l’autoroute pour
trouver un village où dormir. Nous trouvons Mormano. Après avoir trouvé une place de parking à côté de l’église, nous préparons la voiture pour dormir. Sur les dix minutes que nous prenons pour
la préparer nous voyons passer 5 à 6 fois une voiture de jeunes musique à fond, une autre voiture passe également deux fois pied au plancher, un homme pas très rassurant sort devant chez lui et
téléphone tout en nous regardant monter notre lit, encore une autre voiture avec quatre jeunes passe et repasse et un groupe de chiens errant tourne sur la place… Après consultation nous décidons
que ce village n’est sans doute pas le bon et repartons très vite pour faire de nouveau plus de 150Km et finalement s’arrêter pour dormir sur un parking d’autoroute au milieu des routiers.
Le lendemain matin, réveil difficile, il était tout de même 4h30 du matin quand nous nous sommes couchés… Dernière étape pour passer en Sicile, tout se passe très bien mis à part les nombreux
tunnels : Les tunnels du sud de l’Italie n’ont pas de ventilation, et avec la densité routière il est nécessaire d’attendre un certain temps devant le tunnel pour ne pas y rester coincé dans
un bouchon et être asphyxié par les gaz d’échappement.
Arrivé à Villa San Giovanni tout va très vite, nous prenons un ticket, regardons en vitesse à un petit problème de direction et embarquons sur le ferry.
La Sicile ressemble au sud de l’Italie, tout au tant de coups de klaxon et de priorités non respectées mais des villes plus petites, des rues plus petites où les rétros se font du coude à coude.
Après être sorti de la ville nous nous arrêtons le long de la mer pour nous faire un sandwich, le bruit des vagues sera toujours quelque chose de très apaisant.
Nous décidons de nous diriger vers l’Etna, le volcan encore en activité le plus haut d’Europe. Il est maintenant 8h30 du soir et nous sommes garés sur une place du petit village « Zafferana
Etnea ». De nouveau beaucoup de voitures de jeunes tournent, on remarque que tous se connaissent et que notre voiture avec plaques françaises est fort remarquée et peut être
même indésirée… Nous en arrivons à nous demander si les étrangers sont bien acceptés dans le sud de l’Italie…
Finalement la nuit c’est bien passé. Nous partons maintenant nous renseigner pour une visite de l’Etna.
En ce Mercredi après-midi nous arrivons donc à Rome ! Une vraie capitale avec ses hordes de voitures, de scooters, de bus, de taxi, et de piétons. Les bandes simples sont totalement
ignorées, nous roulons à 2 ou même 3 de front. Ne parlons pas des doubles bandes…. Un vrai entassement de voitures où zigzaguent les scooters à la chaîne. Même pas peur…
Nous garons la 2cv près du Colisée et entamons notre visite. Très agréable pour les yeux, et pour le moral, le soleil tape dur depuis maintenant presque 2 jours et aiguaie nos cœurs.
Malheureusement nous nous rendons compte trop tard que le ticket que nous avons acheté est valable pour plusieurs bâtiments pendant 24h. Ce qui explique son prix finalement…
Nous décidons donc de trouver un hôtel pas cher où nous pourrons prendre une douche et dormir dans un vrai lit. Nous découvrons alors qu’une fois sorti de leurs voitures, les
Romains sont très agréables et mettent une ambiance familiale dans leurs commerces. Nous avons rencontré quelques personnes dont Valentina et Luigi qui tiennent le restaurant « Osteria
L’altro Sosteguo ». Très sympa.
Jeudi matin nous retraversons la jungle de nouveau en direction du colisée pour visiter les autres bâtiments alentour accessible grâce à notre ticket de la veille. Et rebelote, un vrai combat
pour ressortir de Rome. Direction Naples !
Et oui ! Monte-Carlo est aussi une ville d’Italie ! Très petite ville mais on y dort bien, la nuit s’est très bien passée.
Au réveil par contre les problèmes se sont enchainés. Nous avons découvert une fuite dans notre système de réservoir d’essence secondaire. En souhaitant réparer le problème temporairement nous
n’avons fait qu’agrandir la fuite. Nous somme donc parti à la recherche de récipient pour sauver notre plein mais encore une fois notre batterie s’était épuisée la veille à cause du pc. En grand
sportif que nous somme (hum, hum) nous avons sorti la manivelle (petit clin d’œil à Pépé !) et nous avons réussi à démarrer la 2cv après une ou deux minutes d’entraînement. Nous trouvons sur
notre route des bulles pour plastique et prenons des bouteilles et un bidon de 5 litres. Notre essence est sauve. Nous faisons maintenant route vers Prato où Google nous indiqué une entreprise de
produits chimiques. Malheureusement l’entreprise en question ne vendait pas ce que nous cherchions mais nous sortons tout de même avec une adresse de magasin de bricolage. Nous y trouvons une
colle « uhu » bi composant époxy sur laquelle nous mettons tous nos espoirs.
Nous somme finalement reparti vers Pise où nous avons pu admirer la fameuse tour penchée, ce qui est effectivement hors du commun.
Après ça, une petite pizza dans un resto le long de la route d’où nous vous écrivons, la batterie de la voiture n’étant ainsi pas mise en danger par le pc.
Après l’arrêt au McDonalds et la déception de ne pas pouvoir poster l’article nous sommes repartis un peu refroidi par cette mésaventure, mais après une centaine de kilomètre
nous somme arrivé en Italie et dans le premier village accueillant nous nous sommes arrêtés pour dormir.
Au matin, c’est décidé nous nous rendons à Venise (coucou à Nicole la Chouette qui doit y aller dans peu de temps). A 15h30 nous y arrivons et comprenons vite que les parkings à Venise c’est
juste à l’entrée, ce n’est pas donné et le seul qui ai encore de la place c’est tarif 24 heures uniquement… Nous prenons donc une place et décidons de passer la nuit à Venise. Le tour de Venise
est magnifique, toutes les rues ont leurs charmes et c’est un vrai plaisir de se balader dans une ville ou les voitures sont interdites.
Le GSM de Sawyeur ne se chargeant plus nous nous sommes arrêté dans une boutique Vodafone. Bilan des courses : Gsm fichu ou simplement la batterie personne ne sais. Nous en avons profité
pour acheter une clé 3g pour avoir internet partout en Italie ! Après cela nous avons continué notre promenade dans Venise, une grande place gigantesque et des rues dans tout les sens.
Tellement que nous nous somme perdu ! L’occasion de voir un paquebot haut comme un immeuble et long comme 100 2cv ! Nous mangeons finalement dans un snack pizzeria où nous demandons
notre chemin avant de repartir et enfin monter nous coucher sur le toit du parking dans notre 2cv.
Lundi matin, remise en état du moteur des essuie-glaces qui commençais a couiner dût à des écrous desserrés, rien de compliqué mais pour cela nous devons démonter tout le tableau de bord, a 10h30
nous partons enfin… La pluie étant toujours là, l’envie de rester dans Venise n’y est plus !
Départ pour Pise, les routes italiennes sont inondées par les cordes qui tombent pendant tout le voyage mais tout ce passe très bien. L’Italie est pleine de panneaux signalant des radars
inexistants, de pizzeria (les idées reçues à ce propos sont bien fondées), de canette de coca de 500ml, de routes sinueuses (l’Italie est fort montagneuse).